Culture

La population de Saint Barth reste très conservatrice, fière de son histoire. Aussi, pas de fausses impressions : les habitants de St Barth sont secrets, mais beaucoup plus accueillants qu’ils ne le montrent. La tradition se réveille souvent dans les grands moments de vie de famille : naissance, baptême, Première Communion, fiançailles, mariage ou funérailles.Au cours du XIX siècle, lorsque les St Barths retrouvèrent un semblant de vie normale, les jeunes hommes n’hésitaient pas à faire la cour aux jeunes filles, mais discrètement, car l’œil du chaperon repérait tout semblant de débordement. Toutes joyeuses occasions se soldaient par le traditionnel « ti-sec », la galette rôtie ou la « poudine à patates ». On sortait l’accordéon, le tambourin et les maracas et un petit bal de quartier était rapidement organisé. Les messes du dimanche, les romantiques mariages et les processions faisaient ressortir ou étrenner les belles toilettes. Le costume traditionnel est mis à l’honneur pour la fête patronale ou autres manifestations folkloriques.  Destination Saint-Barths  est un site privé et n'a aucun lien avec les sites officiels de la Collectivité  de Saint-Barth .  





 Tous ces couvres chefs servaient ainsi à se protéger du soleil et des égratignures de bois ramassés pour la cuisine et étaient aussi très utiles pour éloigner les quelques Anglais et Suédois trop entreprenants, d’où le nom Quichenotte (kiss me not). Plus tard, la calèche laissa la place au chapeau de paille.Les St Barths, habitués aux catastrophes naturelles et surtout aux cyclones, construisent des habitations capables de résister aux fortes rafales de vent lors de grandes tempêtes, et cela depuis toujours. Ainsi vous pourrez apercevoir quelques cases construites à la chaux du coté de Marigot ou en essentes du côté de Corossol. 



A Gustavia, on ne peut oublier l’appartenance de l’île à la Suède. Beaucoup de bâtiments y sont encore, comme l’ancienne mairie, le Brigantin ou le Clocher, construits à la base en pierre et à l’étage en bois. Sans oublier le mystérieux Wall House aujourd’hui rénové pour accueillir la bibliothèque territoriale et l’écomusée du Patrimoine.Aujourd’hui, l’architecture a bien changé. Quoique toujours aussi solides à cause des ouragans, les coquettes maisons modernes avec toutes commodités, ainsi que les belles villas touristiques, ont peu à peu pris une grande place dans le paysage. 


Photo MAGRAS Fabienne






 Il y a quelques années, au détour de vos visites des différents quartiers de l’île, vous pouviez encore apercevoir quelques dames qui portaient la coiffe traditionnelle. Entre la calèche et le chapeau de paille à Corossol et Colombier et le panama à Cul de Sac, Marigot ou Vitet, ces coiffes sont toutes un symbole. La calèche ou Quichenotte, large coiffe blanche, se distingue en 2 catégories : La calèche à platine faite de tresses cousues entre elles.La calèche à bâtons faite de fines baguettes de bois insérées dans les espaces créés à cet effet.Il y avait aussi la cape (qui n’existe plus sauf au musée de Gustavia) faite de tissu bleu pour le travail et noir pour les sorties.


 



Vous pourrez également remarquer que ces cases St Barth vont toujours de pair, la maison principale qui comporte deux pièces : la chambre et le séjour, et à proximité un autre bâtiment, dépendance faisant office de cuisine ou de citerne.L’eau étant très rare à St Barth, la moindre goutte de pluie était et est toujours récupérée, s’écoulant des gouttières dans les citernes pour les cases à la chaux et les maisons actuelles, et dans des jarres pour les cases à essentes.